Tehilim

TehilimL’histoire
A Jérusalem, aujourd’hui, une petite famille juive mène une existence ordinaire.
Mais à la suite d’un accident de voiture, le père disparaît mystérieusement.
Chacun tente de faire face comme il peut à cette absence, aux difficultés du quotidien. Alors que les adultes se réfugient dans le silence ou la foi, les deux enfants, Menachem et David, essaient, à leur manière, de retrouver leur père…

Mon Avis
J’ai eu un peu de mal à rentrer dans le film, les dialogues et la mise en scène ne sont pas des plus originaux, puis l’histoire se décante et les personnages arrivent enfin à nous émouvoir et à nous montrer leur douleur.
Tehilim,  » Les Psaumes » en Hebreux, est un film intimiste loin de la rumeur des surproductions auquelles nous avons été habitué.
Le film raconte l’histoire d’une disparition, celle d’un père qui s’évapore sous les yeux de ses deux fils. Une histoire banale à la base mais retournée dans tous les sens par Nadjari.
A la suite d’un très banal et peu grave accident de voiture, ce père de famille très pieuse disparait. A-t-il voulu fuir un carcan étouffant ? On ne le saura jamais.
Le film, dorénavant, va s’intéresser aux rapports entre ses fils, son père, un rabin très strict, son frère et sa femme, la seule de la famille à ne pas focaliser sa vie sur la religion. Partagé entre une recherche active du père et la lecture de psaumes, le film réussit à montrer jusqu’à quel niveau d’abrutissement peut mener une religion.

Ce qu’on peut dire, c’est que le réalisateur s’est essayé au style du drame intimiste, le résultat est globalement réussi, mais pêche par un scénario vraiment lacunaire et de gros moments d’ennuis, même si ceux-là sont compensés par une mise en scène très juste. De plus, la relation entre les deux jeunes frères est très juste et attachante.
Le seul hic: La fin, qui ne donne pas de pistes sur ce qu’est devenu le père et donc laisse sur sa faim.

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